Un artisan ou commerçant au Pays Basque gagnant 6 000 € nets par mois peut se retrouver avec une pension obligatoire de 2 426 €/mois à la retraite — soit un taux de remplacement de 40 %. Des trimestres de service militaire non comptabilisés, une majoration non réclamée et une épargne mal structurée peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros perdus. MG Conseils réalise des bilans retraite complets pour les indépendants de Bayonne, Biarritz, Anglet et du Pays Basque.
Marc dirige son entreprise au Pays Basque depuis plus de vingt ans. Il gagne bien sa vie — environ 6 000 € nets par mois. Il a toujours cotisé, toujours travaillé, sans trop se poser de questions sur la retraite. Ça viendrait en son temps.
Quand il est venu nous voir, il avait 61 ans. Il voulait savoir à quoi ressemblerait sa retraite à 63 ans et demi.
La réponse l’a surpris.
40 % : le taux de remplacement que personne ne vous annonce
Avec une carrière complète et un départ à 63 ans et 6 mois, la pension obligatoire de Marc s’établit à 2 426 € nets par mois.
Sur un revenu de référence de 6 000 €, ça représente un taux de remplacement de 40 %.
Du jour au lendemain, il passe de 6 000 € à 2 426 €. Soit une perte de revenus de 3 574 € par mois.
Ce chiffre n’est pas exceptionnel pour un indépendant. C’est même un cas relativement favorable — carrière longue, cotisations
régulières. Beaucoup d’artisans et commerçants se retrouvent en dessous.
Ce décrochage n’est pas propre aux commerçants et artisans. Les professions libérales et les professionnels de santé — avocats,
médecins, kinésithérapeutes — vivent la même réalité.
Malgré des cotisations parfois très lourdes auprès de caisses spécifiques comme la CIPAV ou la CARPIMKO, la chute de revenus au passage à la retraite peut être tout aussi brutale si elle n’a pas été anticipée.
La raison est structurelle : les régimes obligatoires des indépendants (SSI, RCI) sont calibrés sur des revenus modestes.
Quand les revenus réels dépassent les plafonds de cotisation, la pension ne suit pas proportionnellement.
Ce que Marc ignorait — comme beaucoup — c’est qu’une partie de ce manque à gagner était récupérable.
Ce qu’on a trouvé en épluchant son dossier
14 mois de service militaire : 5 trimestres récupérés
En reconstituant la carrière de Marc ligne par ligne, on a constaté que ses 14 mois de service militaire n’avaient pas été comptabilisés dans son relevé de carrière.
La règle est pourtant claire : le service militaire est validé à raison d’un trimestre tous les 90 jours d’incorporation, avec un arrondi à l’entier supérieur favorable à l’assuré. Pour Marc, 14 mois = 5 trimestres récupérés.
En théorie, ce report est automatique. Dans la réalité — et l’Assurance Retraite le reconnaît elle-même — si la période ne
figure pas sur le relevé, c’est à l’assuré d’en demander la régularisation, en fournissant un document appelé « état signalétique et des services », à demander auprès du Ministère des armées.
Sans démarche active, ces trimestres disparaissent. Et le délai de traitement d’une telle régularisation peut dépasser 6 mois — c’est une des raisons pour lesquelles il faut s’y prendre 2 ans avant le départ, pas 6 mois.
Pour Marc, ces 5 trimestres supplémentaires ont tout changé : ils ouvrent la possibilité d’un départ anticipé pour carrière longue — partir avant l’âge légal, avec une pension à taux plein.
C’est un droit auquel des milliers d’indépendants pourraient prétendre. La plupart ne le savent pas.
La majoration pour le troisième enfant : +242 €/mois à vie
Marc a trois enfants. La plupart des régimes de retraite prévoient une majoration de 10 % minimum sur la pension à partir du troisième enfant né ou élevé.
Cette majoration n’est pas automatique. Elle doit être demandée explicitement lors de la constitution du dossier. Sans accompagnement, elle passe à la trappe — et une fois la liquidation effectuée, il n’est plus possible de la réclamer rétroactivement.
Sur une pension de 2 426 €/mois, 10 % représente 242 € supplémentaires chaque mois. Sur 30 ans de retraite, c’est plus de 87 000 € que Marc aurait perdus sans que personne ne lui pose la question.
💡 Ces 242 €/mois ne nécessitent aucune cotisation supplémentaire, aucun placement, aucun effort. Ils existent déjà dans les droits de Marc. Il suffisait de les demander.
L’étude de rachat de trimestres
Certaines années de faibles revenus — début d’activité, période difficile, transition professionnelle — génèrent des trimestres non validés. Il est possible de les racheter pour améliorer le montant de la pension ou avancer la date de départ.
Nous avons réalisé l’analyse complète : coût du rachat, gain de pension estimé, horizon de rentabilité. Ce calcul permet de décider en connaissance de cause — racheter des trimestres n’est pas toujours pertinent, mais ne pas faire l’analyse est toujours une erreur.
L’épargne retraite : le levier que les caisses ne gèrent pas
Les régimes obligatoires ne sont qu’une partie de l’équation. Marc avait constitué une épargne retraite complémentaire via un contrat Abeille — un placement de long terme souscrit plusieurs années auparavant.
Au moment de son départ estimé à 63 ans et demi, ce contrat représentera environ 90 000 € de capital accumulé.
La question n’est pas « combien » — c’est « comment sortir ».
Plusieurs options s’offrent : sortie en capital en une fois, rente viagère, ou sortie fractionnée. Chaque option a des implications fiscales, successorales et de revenus très différentes.
Après analyse de sa situation, la sortie en capital fractionnée sur 15 ans est apparue comme la plus adaptée. Elle lui permet de percevoir un complément de revenus régulier pendant les 15 premières années de retraite — précisément la période où le besoin est le plus fort — tout en maîtrisant l’impact fiscal.
Résultat : environ 500 € nets supplémentaires par mois pendant 15 ans, en complément de sa pension obligatoire.

Ce que ça change concrètement
| Sans bilan retraite | Avec MG Conseils | |
| Pension obligatoire | 2 426 €/mois | 2 426 €/mois |
| Majoration 10 % (3 enfants) | Non réclamée → 0 € | +242 €/mois à vie |
| 5 trimestres militaires | Non comptabilisés | Récupérés → départ anticipé possible |
| Capital Abeille (~90 000 €) | Non optimisé | +500 €/mois pendant 15 ans |
| Total mensuel (15 premières années) | 2 426 € | ~3 168 € |
| Gain sur 30 ans | — | +150 000 € |
Pourquoi agir avant et pas au moment du départ
Le bilan retraite de Marc a été réalisé deux ans avant son départ prévu. Ce n’est pas un hasard.
Certaines actions ne sont possibles qu’en amont : la récupération des trimestres militaires demande une démarche auprès du Ministère des armées avec des délais administratifs réels. Le rachat de trimestres a ses propres délais. La restructuration d’une épargne prend du temps. Et surtout — une fois la liquidation effectuée, les droits non réclamés (majoration enfants, trimestres militaires) sont perdus définitivement.
Venir nous voir six mois avant son départ, c’est encore utile. Venir deux ans avant, c’est ce qui permet de tout optimiser.
Pour qui réalisons-nous un bilan retraite ?
Cette prestation s’adresse aux artisans, commerçants et indépendants du Pays Basque qui approchent de la retraite et veulent savoir précisément où ils en sont.
Nous intervenons quand :
- Vous avez eu plusieurs activités (salarié, indépendant, périodes de chômage)
- Vous avez effectué votre service militaire et n’êtes pas certain que ces trimestres sont comptabilisés
- Vous avez au moins trois enfants et n’avez jamais vérifié la majoration
- Vous avez une épargne retraite (Madelin, PER, contrat Abeille) et ne savez pas comment la sortir
- Vous envisagez de continuer à travailler après votre retraite
- Vous souhaitez savoir si un rachat de trimestres est pertinent dans votre cas
- Vous êtes professionnel libéral ou de santé au Pays Basque et vous dépendez d’une caisse spécifique (CIPAV, CARMF, CARPIMKO) dont le fonctionnement par points est difficile à déchiffrer sans expertise
Nous intervenons à Bayonne, Anglet, Biarritz, Hendaye, Saint-Jean-de-Luz et sur l’ensemble du Pays Basque et des Landes.
La retraite et la prévoyance sont les deux piliers de la protection d’un indépendant. Si vous êtes artisan ou commerçant au Pays Basque, nous vous recommandons également de lire notre article sur ce que verse réellement la SSI en cas d’arrêt de travail : Artisan au Pays Basque : si vous vous arrêtez demain, êtes-vous vraiment couvert ?
Ce qu’il faut retenir avant de fermer cet article
✔️ Un indépendant gagnant 6 000 €/mois peut toucher seulement 40 % de ses revenus en retraite obligatoire — soit 2 426 €/mois
✔️ Les trimestres de service militaire ne sont pas automatiques — ils doivent être réclamés avec l’état signalétique des services (Ministère des armées)
✔️ La majoration de 10 % pour le 3ème enfant peut représenter +87 000 € sur 30 ans si elle est demandée — et 0 € si elle
ne l’est pas
✔️ La façon de sortir un capital épargne retraite (Madelin, PER, PEE, PERCOL) impacte considérablement le revenu mensuel réel
✔️ Idéalement, le bilan retraite se fait 2 ans avant le départ — certaines optimisations ne sont plus possibles une fois la liquidation engagée
✔️ Les professions libérales et de santé (CIPAV, CARMF, CARPIMKO) sont concernées au même titre que les artisans et commerçants
Vous approchez de la retraite et vous n’avez jamais fait le point sur vos droits ?
MG Conseils réalise des bilans retraite complets pour les artisans, commerçants et professionnels libéraux du Pays Basque.
Nous analysons votre relevé de carrière, nous identifions ce qui peut être récupéré, et nous construisons une stratégie de départ adaptée
à votre situation réelle.
Questions fréquentes
Quel est le taux de remplacement moyen d’un indépendant ou d’une profession libérale à la retraite ?
Pour un artisan ou commerçant au Pays Basque avec des revenus autour de 6 000 €/mois, le taux de remplacement issu des régimes obligatoires tourne souvent autour de 40 %, soit environ 2 400 à 2 500 € nets par mois.
Pour les professions libérales affiliées à des caisses spécifiques (CIPAV, CARMF, CARPIMKO), le calcul par points est plus complexe et nécessite un audit personnalisé pour estimer le montant réel de la pension future.
Les trimestres de service militaire sont-ils automatiquement comptabilisés dans la retraite ?
Non. Les périodes de service militaire ne remontent pas automatiquement sur le relevé de carrière. Ils doivent être réclamés via une régularisation de carrière, sur la base de l’état signalétique des services délivré par le Ministère des armées.
Sans démarche active, ces trimestres sont perdus une fois la liquidation effectuée.
La majoration pour enfants s’applique-t-elle automatiquement à la retraite d’un indépendant ?
Non. La majoration de 10 % pour avoir élevé au moins trois enfants doit être demandée explicitement lors de la liquidation.
Sur une pension de 2 400 €/mois, cette majoration représente 240 € supplémentaires chaque mois — soit plus de 86 000 € sur 30 ans si elle est réclamée, zéro si elle ne l’est pas.
Quand faut-il faire un bilan retraite quand on est artisan, commerçant ou professionnel libéral ?
Idéalement deux ans avant la date de départ envisagée. Certaines actions — récupération des trimestres militaires, rachat de trimestres, restructuration de l’épargne — ont des délais administratifs et ne sont plus possibles une fois la liquidation engagée.
Un bilan six mois avant le départ est encore utile, mais les marges d’optimisation sont plus limitées.
Comment optimiser la sortie d’un contrat d’épargne retraite (Madelin, PER, PERCOL ) ?
Plusieurs options existent : sortie en capital en une fois, rente viagère, ou sortie fractionnée sur plusieurs années. Chaque option a des implications fiscales et successorales différentes.
L’analyse doit être faite au cas par cas en fonction du montant du capital, de la tranche d’imposition, de la durée de retraite envisagée et des besoins de revenus.
MG Conseils réalise cette analyse dans le cadre du bilan retraite.
Pourquoi passer par un courtier indépendant pour son bilan retraite au Pays Basque ?
Un courtier indépendant comme MG Conseils n’est lié à aucune caisse ni compagnie d’assurance. Il analyse l’ensemble de votre
situation — régimes obligatoires, épargne facultative, structure juridique — et coordonne les démarches auprès de toutes les caisses concernées.
Il identifie aussi les droits souvent oubliés (trimestres militaires, majoration enfants, rachat de trimestres) que les caisses ne signalent pas spontanément.




